Composition d'un cargo de cabotage :

En numéro 1, on trouve la timonerie et la cabine radio. Faisant partie des tôles les plus fines du navire, cette partie est généralement absente ou écroulée sur le fond. On peut la repérer dans le fatras de tôles enchevêtrées par la présence d’un pied de barre à roue, d’un chadburn (transmetteur d’ordre manuel) de fusibles radio….Sur les plus vieilles embarcations,  on trouve  la bannette, la baignoire et le WC de la chambre du capitaine jouxtant la timonerie.

En numéro 2, on trouve le local technique du bateau où l’on peut retrouver outils, ampoules, étau, machines-outils, etc….

En numéro 3, la cuisine d’où peut émerger  des vestiges facilement reconnaissables et à la portée de tous : fourneaux, vaisselle, bouteilles, évier, couverts…

En numéro 4, le local machine. C’est ici que l’on trouve la machine de propulsion à vapeur (chaudière(s) + machine compound ou à triple expansion) ou à gazole (moteur diesel à 2 ou 4 temps). La possibilité de suivre les lignes d’arbres des hélices nous y amène et nous permet de nous renseigner sur la position et le sens de l’épave…

En numéro 5, le local barre donnant au-dessus du gouvernail et de l’hélice. Lorsque l’épave est ancienne et fortement dégradée, la pièce servant à faire pivoter la mèche du gouvernail, en forme de quart de cercle ou de papillon, est apparente : c’est le secteur de barre.

En numéro 6, on trouve les cales, plus ou moins remplies des vestiges de la cargaison suivant les cas (restes de cerclage de tonneaux pour le vin, de futs, de charbon, de sacs pétrifiés de ciment, de barres ou lingots de métal…et de munitions pour les navires de guerre).

En numéro 7, les cabines de l’équipage où l’on peut trouver restes de bannettes, sanitaires et effets personnels tels que les chaussures, casques, masques à gaz, etc...

En numéro 8, le puits de chaînes des ancres, caractéristique même des épaves délabrées, où l’on y trouve alors un ou deux tas de chaînes : regardez alentours, vous trouverez les ancres du navire, nous permettant encore de nous renseigner sur la position et le sens de l’épave…

Les mâts et les treuils nous renseignent sur la nature du navire en question et nous servent de repères intermédiaires entre la proue (avant) et la poupe (arrière) du navire. Ces deux parties d’épaves sont en général bien conservées puisque  constituées de plaques d’acier plus épaisses et plus résistantes que le reste du navire, ces  structures devant soit fendre les flots soit subir les contraintes  de poussée et de pression conjuguées de la part de l’hélice et du gouvernail.

Une partie résistante que l’on peut apercevoir quelquefois quand l’épave n’est pas enfouie ou alors retournée : c’est la quille d’étambot, poutre maîtresse du navire qui courre de l’étrave jusqu’à la base du safran.

N° 5 : Secteur de barre en forme de papillon, appartenant à l'UJ 1404, petit escorteur allemand, ex-chalutier nommé Franken. Ce navire, dont le malheur aura été de croiser la flotte anglo-canadienne, a été coulé à l'aube du 19 août 1942 lors de l'opération "Jubilée" nom de code du  débarquement de Dieppe.

Anatomie et descriptif d'un cargo similaire à pas mal d'épaves que l'on peut rencontrer ici et ailleurs (Gauss, Le Grec, Donator, etc...)

Anatomie et descriptif d'un bananier similaire au Donator.