1955, article de la revue de Rouen concernant les scaphandriers en plongée ! Fin 1944, à la libération, les équipes techniques du port en charge du renflouement des épaves et qui recherchaient le Veilleur afin de le renflouer en tout ou partie pour une remise en service rapide des systèmes de lutte contre l'incendie ont employé ces scaphandriers pieds-lourds.  Ils oeuvreront en Seine jusqu'en 1988.

Cet article est très intéressant question dimension humaine et sur le regard, que je trouve aujourd'hui amusant et pathétique, qu'il apporte sur le niveau de connaissance et le peu de considération du monde subaquatique et plus particulièrement de la faune sous-marine...

L'assistant qui serre les boulons de collerette du scaphandrier est le dernier scaphandrier pieds-lourds à avoir travaillé au port de Rouen. Il a cessé ses fonctions en 1988 remplacé par les scaphandriers professionnels en bouteilles et / ou narguilé. S'il lit ces quelques mots, au passage, je lui adresse tous mes voeux de sympathie. Voeux adressé à un grand "petit bonhomme" de la plongée qui a oeuvré plus de 30 ans dans la seine, de l'amont de Rouen jusqu'à son estuaire, inspectant les carènes de navires et les installations portuaires, relevant ou pétardant les épaves. Je le revois, alors collégien, nous accueillir, un groupe de copains et moi, sur le ponton bigue et nous faire une démonstration d'immersion. C'était impressionnant, autant pour le côté technique que pour le côté physique où on l'a vu descendre et monter à l'échelle avec plus de 40 kg de lest et de scaphandre. D'ailleurs, ceux qui ont déjà testé le scaphandre pieds-lourds comprennent toute la valeur de l'appellation "scaphandre autonome" !

1930_(années) Catalogue de la marque PIEL concernant tout le  matériel destiné aux pieds-lourds :